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Nouvelles
Championnat Inter-régional à Dreux les 2 et 3 avril 2011 - par Laurent_Lamotte le 05/04/2011 - 20:55

CHAMPIONNAT INTER-REGIONAL à DREUX les 2 et 3 avril 2011

Voir les vidéos des finales sur Youtube:
http://www.youtube.com/cvertical2#p/u



Article de Laurent Lamotte


« Nos cadettes privées de finale »

C’était leur objectif de la saison, l’aboutissement des longues heures d’entraînement et, quelque-part, de leur rêve : se qualifier pour les « France ». Salomé Mathieu, Elise Goetz et Cécile Filippi représentaient Chartres Vertical aux inter-régions qui avaient lieu pour la première fois en Eure-et-Loir à Dreux, les 2 et 3 avril. Voici raconté par l’entraîneur, leur week-end…

LES QUALIFS

Trois voies étaient au menu pour départager la cinquantaine de concurrentes. La sélection s’est faite sans surprise, selon le niveau de chacune.

Cécile, dans sa première qualif rate le top d’un rien. Les qualifs 2 et 3, très techniques et usantes physiquement lui seront fatales. Elle se classe 33e et n’accède pas à la demi-finale tant convoitée. Cécile est déçue…

Elise s’en sort mieux malgré une attente de plusieurs heures avant d’enfiler les chaussons. Les relais des deux premières qualifs sont mousquetonnés de fort belle manière. Elle grimpe à son niveau. La Q3 s’annonce bien mais elle est corsée. Elise grimpe haut mais s’use sur les réglettes obliques du dévers. Les « bouteilles » arrivent, suivies de la chute… 10e… Ouf ! Les portes de l’isolement s’ouvrent à elle.

Salomé, la dernière évoquée mais la première chartraine qui fut à s’élancer dans cette phase, réussit sans peiner la Q1 et la Q2. Elle sait que le gros morceau arrive mais ignore qu’elle va donner le spectacle lorsqu’elle s’élance: 5’ à « m… » dans les cinq premiers mètres et trouver la bonne méthode pour se sortir de ce dièdre retord jusqu’au « une minute » criée par l’arbitre… Métamorphose de Salomé qui se met alors à courir sur le mur, clippant les dégaines à la volée, effleurant les pinces et les grattons jusqu’au relais salvateur mousquetonné cinq secondes trop tard. Quelle démo ! 8e des qualifs avec comme récompense méritée, l’accès aux « demies ».

LES DEMI-FINALES VUES DE L’ISOLEMENT

Plus de cent compétiteurs réunis avec leurs coachs dans deux salles : ça fait du monde…

Chacun son rituel : les uns affalés sur leur duvet finissent leur nuit ou commencent leur petit-déj, les excités sont déjà surle pan, les nerveux chahutent… Nous (« le vieux » et ses demoiselles Salomé et Elise), on est calmes. On discute de la nuit, des premières sensations. Je sens la tension, on tente de la dissiper en parlant mais le stade des demi-finales est un cap difficile à franchir. On commence à réveiller la force tranquille qui sommeille encore, en s’étirant un peu… La lecture arrive… 8’ de concentration extrême pour tenter de décrypter les pièges des ouvreurs. Le coach est obligé de rester en isolement pendant cette phase, en attendant le retour des compétiteurs. Le réveil semble d’un coup vibrer violemment : l’excitation gagne, chacun raconte ce qu’il a déchiffré de la voie, on échange les meilleures méthodes, on évoque les doutes… On enfile les chaussons sans tarder et on gagne le pan pour faire monter la température.

L’heure du transit (zone de préparation du compétiteur avant d’accéder à la voie) approche… Les derniers mots, gestes réconfortants sont échangés. Le coach laisse ses protégées avec elles-mêmes.

LES DEMI-FINALES SUR LE MUR

 

J’accède à la salle et découvre leur voie. Instinctivement je la lis. « Ca semble faisable » (7a tout de même). J’attends le passage d’Elise. Elle était tendue à mort depuis l’entrée en isolement et ça ne s’est pas arrangé après la lecture. Elle démarre bien mais serre trop fort les prises. La fatigue déboule dans les avant-bras et la chute arrive bien trop tôt. Elise a tout donné. La tension retombe d’un coup avec la déception et l’émotion qui submergent le corps. Image dure pour la maman et le papa venus supporter, mais acceptée par tous les compétiteurs… A l’affichage des résultats, une très belle 18e place prometteuse pour l’année prochaine.

Deux grimpeuses plus tard, Salomé accède à l’antre. Les caméras tournent, ses supporters attendent un exploit. Elle est fixée sur son objectif, concentrée. Elle relit rapidement la voie, saisit les premières prises et décolle. Elle avance bien, confiante. Elle hésite sur quelques pas dans le premier passage dur, et se dirige vers le premier « crux ». Tâtonnement au niveau des placements, changement de main risqué, elle enclenche le mouvement pour aller saisir un plat, elle engage à nouveau mais la corde siffle. C’est fini. On sait, elle sait qu’elle a foiré. Septième sur l’instant, il en reste sept à passer. « C’est cuit » pour la finale et les « France ». Je reste scotché à mon siège, « j’irai lui parler tout à l’heure, c’est mon rôle que d’aider les jeunes à digérer l’échec ». Salomé se lâche, revit sûrement la contre perf de l’année dernière… 14e ce n’est pas si mal pour une première année dans une catégorie.

Moments difficiles pour les entraîneurs, la famille, les supporters. L’escalade de compétition est exigeante physiquement et surtout moralement. Elle permet le surpassement et l’accès à une meilleure connaissance de soi. Salomé, Elise et Cécile ont montré toutes ces qualités. On ne peut que les féliciter.

DREUX ET SON MUR

Première compétition à ce niveau, organisée par le Comité Départemental, elle restera un vif succès de par la mobilisation sans précédent de tous les bénévoles des clubs de Dreux, Chartres, Lucé et Nogent le Rotrou, la qualité du juge-arbitre national, Michel Morillon, et des arbitres de voies intransigeants et rigoureux dans leurs décisions, la dextérité des assureurs qui ont su dynamiser des centaines de vols sans qu’il y ait un seul incident et la maitrise en informatique de tous nos secrétaires. Le CD 28, réticent au début pour organiser une compétition de ce niveau a montré qu’il était à la hauteur.

Deux bémols cependant :

De l’avis de beaucoup d’entraîneurs les voies trop typées bloc, n’ont pas permis à la majorité des grimpeurs d’exprimer leur potentiel en escalade de difficulté.

Enfin, on ne pouvait ne pas parler de la couverture médiatique plus que moyenne pour l’événement escalade de l’année au niveau de notre région. Notre sport noble reste un « petit » face à des sports qui font vendre les journaux du lundi…

 

Laurent Lamotte


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Salle Roger Bellavoine, à proximité de la Halle des Sports "Jean Cochet", Rue Jean Monnet à CHARTRES.
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